Charles Bado à propos du basketball burkinabè : « Ça fait mal au cœur de voir un sport aussi fantastique et aussi apprécié que le basketball tombé en ruine »

Charles Bado

Il se nomme Charles Bado. Il est âgé de 47 ans et est agent de l’Office nationalde l’eau et de l’assainissement (ONEA). A 10 ans et étant en classe de 6e, Charles Bado commence la pratique du basket. Très jeune, Charles Bado sera amener à assumer d’énormes responsabilités. D’abord entraîneur dès l’âge de 23 ans, ensuite secrétaire général adjoint de la Ligue du centre de basket-ball à 25 ans, il sera élu par la suite comme secrétaire général deux années plus tard. Charles Bado a été membre de la fédération de 2010 à 2012. Avec le cumul de toutes des expériences, Charles Bado veut aujourd’hui donner un nouveau souffle au basketball burkinabè et porter très haut le flambeau du basket burkinabè. Il est candidat à la présidence de la Fédération burkinabè de basketball. Nous avions échangé avec lui sur ses ambitions pour le basket-ball burkinabè.

Quel regard portez-vous sur le basketball burkinabè ?
Charles Bado : Aujourd’hui vu l’état des lieux, je pense qu’il est temps de faire quelque chose pour le basket burkinabè, ce sport que j’aime bien. J’ai commencé par les sports scolaires et universitaires, arrivé à l’université, j’ai joué dans l’équipe de la faculté de droit, au niveau des clubs j’ai joué avec Afia bulls, après j’ai été coach de Afia bulls, puis coach de Bogodogo Celtics, puis Président de la section basketball de l’EFO et vice-président de l’association sportive de l’ONEA. Le manque de passion a pris le terrain, beaucoup de dirigeants ont pensé à un moment donné que c’est l’argent qui fait le basketball mais non, ce n’est pas le cas, après la passion s’il y a des retombées on va vers les retombées. Ce qui motive ma candidature c’est que c’est d’abord un accomplissement personnel ensuite, ça fait mal au cœur de voir un sport aussi fantastique et aussi apprécié que le basketball tombé en ruine, c’est frustrant, il faut que cela change on ne peut plus rester dans la même situation. C’est la raison pour laquelle le choix a été porté sur ma personne pour la gestion de l’organisation fédérale.

Est-ce que vous estimez que vous êtes l’homme de la situation ?
Je ne vais pas tomber dans l’auto-satisfaction en ce qui concerne la question de savoir si je suis le candidat idéal… Mais ce qui est sûr, il faut d’abord soi-même porter le maillot et chausser les baskets c’est-à-dire être prêt et je me sens prêt. Ensuite, il faut se faire accompagner et surtout très bien accompagné. Ceux qui m’accompagnent ont confiance en moi, ce qui renforce en moi la conviction que je suis l’homme de la situation.

Pouvez-vous nous décliner les grands points de votre programme ?
Il y a d’abord l’aspect classique, c’est-à-dire le championnat les compétitions, ensuite il y a les formations, il faut y ajouter le volet marketing. C’est de faire en sorte que l’image de basketball plaise, pour que les gens soient prêts à financer le basketball, nouer des partenariats avec les structures etc.

Dans votre programme que prévoyez-vous en termes d’infrastructures ?
Pour les terrains de basket, il va falloir d’abord faire des diagnostics, car les terrains ne s’usent que quand on ne s’en sert pas, par conséquent il va falloir travailler pour avoir des compétition. Nous avons l’OGIS qui gère les infrastructures sportives avec qui nous allons prendre contact pour voir ce qu’elle peut faire pour nous. Que ce soit l’OGIS ou les engagements nationaux, qui ont aussi un volet sport avec les terrains de Dassagho et de Yegueré, on peut demander une multiplication des terrains, mais il faut qu’il y ait des joueurs et de la compétition.

Devrons-nous nous attendre à avoir des stades de types internationaux au cas où vous êtes élu ?
Nous aspirons tous à avoir un grand stade à l’image des stades internationaux, ce n’est pas seulement une volonté sportive c’est aussi une volonté politique. Nous n’avons jamais organisé l’Afrobasket au Burkina, durant ces quatre années à venir nous allons tout faire pour l’organiser. Je tiens à rappeler que la Côte d’Ivoire a organisé l’acropole Basket avec un terrain, nous nous avons lepalais des sports et nous pouvons très bien organiser l’Afro basket et avoir un terrain style américain à Ouagadougou.

Vous avez été membre de la première équipe du président sortant qu’est-ce qui n’a pas marché durant votre parcours ? Quelle appréciation faites-vous du mandat du président sortant ?
Joachim Baki est un grand frère qui s’était déjà intéressé au basketball. Nous avions eu les coupes Ouaga Fm à Ouaga et à Bobo-Dioulasso. C’était des moments magiques de basketball. Nous avions jugé à un moment que Baki pouvais faire l’affaire des basketteurs , il faut avouer que les 3 premières années on ne sait pas tromper. Mais à un certain moment, on oublie que c’est une équipe qui travaille pour ces succès, par conséquent dès qu’il y a un problème, il y a rupture de la chaîne de valeur qui entraîne les dommages que nous avons constaté.

Si vous êtes élu vous, allez-vous penser à un retour des compétences pour une construction efficace de l’équipe nationale de basketball ?
Dans toutes les structures fédérales il y a toujours une personne chargée des équipes nationales et des joueurs à l’étranger, qui noue les contacts avec les joueurs burkinabè de l’étranger pour les faire venir. Certes nous voulons avoir une équipe nationale forte raison pour laquelle nous allions la sélection des locaux et des joueurs burkinabè de l’étranger.

Avez-vous quelque chose à ajouter pour clore notre entretien ?
Il faut que tous les acteurs du basketball soient unis en dehors de l’adversité, dans notre plan d’action. Il faut que le basket se joue partout dans notre pays dans les deux ans à venir en dehors des grandes villes, et se dire que le basketball tel le phoenix peut renaître de ses cendres.

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