François Tambi Kaboré à propos de la tenue des élections : « nous perdons énormément si nous n’organisons pas les élections »

Dans moins de six mois, les Burkinabè iront choisir un nouveau locataire du palais de Kosyam. Mais bien avant cela le processus d’enrôlement est en cours pour la bonne tenue des élections. A cet effet, nous avons rencontré le président du Parti du peuple républicain (PPR), François Tambi Kaboré. Avec lui, il était question de faire un tour d’horizon sur l’actualité nationale qui est quelque peu marquée  par la tenue des élections malgré le contexte sécuritaire. 


Echomagazine : Cela fait quelques jours que l’on n’entend plus parler du PPR. Comment se porte votre parti ? 


François Tambi Kaboré : Le PPR se porte bien. Aussi dans les perspectives des élections à venir nous voulons préparer nos structures dans les régions cibles. Par ailleurs, nous continuons à accompagner nos militants pour qu’ils puissent être efficaces le jour des élections en termes de documents à détenir pour les élections. Nous sommes techniquement prêts.


A moins de six mois des élections, comment les entrevoit le PPR ?
Au regard de nos capacités en ressources humaines, nous avons un certain nombre de régions dans lesquelles on peut dire que tout se passe bien. Pour le moment, nous avons ciblé les régions dans lesquelles le parti s’implantera.


En tant que président du PPR quel est votre avis sur la tenue ou non des élections du 22 novembre ?

L’environnement politique est régi par des textes. Il y a deux groupes, l’opposition et la majorité. Pour nous une transition n’a pas lieu d’être, les élections peuvent avoir lieu sinon cela serait une façon de déstabiliser ou de mettre  le chaos  dans le pays, nous devons tout faire  pour que les élections aient lieu et la CENI même se propose d’aller dans les zones rouges pour cela. Et de plus, le gouvernement est en train de gagner la guerre sanitaire. Il n’y a pas de raisons. Nous allons tenir les élections parce que la loi nous oblige à le faire.


Organiser des élections pendant que le pays est en guerre est-ce une meilleure solution ?
Nous perdons énormément si nous n’organisons pas les élections, car la démocratie doit avancer pour le pays. Ce que les terroristes veulent, c’est de nous empêcher de tenir les élections si on tombe dans ce jeu, nous renonçons à notre intégrité. Il faut organiser les élections en prenant les dispositions nécessaires.


Votre parti ira-t-il à la conquête de la magistrature suprême ou va-t-il s’allier pour soutenir la candidature de Roch ?

Tout parti qui se crée a pour objectif d’acquérir le pouvoir, mais le PPR va accorder son aval pour donner un appui au président Kaboré. Pour son travail et le droit qu’il a de faire deux mandats. Le PPR se battra pour obtenir le plus grand nombre de représentants à l’Assemblée nationale.

 

Le PPR a-t-il déjà tenu son congrès ?

Non, c’est une chose à venir.


Que devient l’Union pour la démocratie et le progrès (UDP) ?

Nous avons lancé ce groupe certes, mais chaque parti a une vie interne et ça évolue et ça impact le groupe. Il y a certains qui ont été divisés, d’autres n’ont pas pu organiser leurs congrès. Il y a eu par moments des problèmes et il a fallu revoir notre stratégie et réajuster les choses. Mais l’essentiel, c’est que le rassemblement existe.


Quel est l’appel du PPR à l’endroit des populations en ce qui concerne la révision des listes électorales ?

Le PPR a entrepris de sensibiliser ses militants, les électeurs pour qu’ils s’ arment pour pouvoir être en mesure de faire leur choix (cartes d’électeurs). Nous avons aidé des militants à avoir leurs CNIB. On les a encouragés à s’enrôler, nous sommes toujours en train de le faire. Donc j’invite tous les Burkinabè et nos militants à aller s’enrôler pour pouvoir être en mesure de voter.


Comment  le PPR apprécie la gestion de la covid-19  par les autorités burkinabè ?
Nous avons été impliqués dans différents niveaux dans la gestion de la pandémie. Il y a eu beaucoup de surprises, mais l’impact dépendait de la capacité des populations de pouvoir impliquer et respecter les mesures prises par l’Etat. La population et le gouvernement chacun a fait sa part pour la gestion de la crise qui a eu des effets positifs. Nous apprécions favorablement l’action du gouvernement dans la gestion de la covid-19.

Avez-vous quelque chose d’autre à ajouter  pour clore notre entretien ? 

Nous sommes à quelques mois des élections avec des nombreuses difficultés, mais je voudrais demander aux citoyens que comprendre qu’il y a des étapes à franchir, des institutions à faire fonctionner … Essayons ensemble d’organiser ces élections à bonne date et défendre notre territoire et ne pas nous laisser aller dans la facilité qui veut installer le chaos.

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