Informatisation des restaurants universitaires au Burkina Faso : La nouvelle direction du CENOU crée des gorges chaudes

Informatisation des restaurants universitaires au Burkina Faso : La nouvelle direction du CENOU crée des gorges chaudes en voulant octroyer le marché à une téléphonie mobile étrangère

De source digne de foi, une grogne est en téléchargement dans les milieux universitaires. Pour cause, les étudiants ne comprennent pas les raisons pour lesquelles le système d’informatisation de la gestion des restaurants universitaires ne concerne pas les autres restaurants des universités de Manga, de Ziniaré, de Banfora, de Dori et de Tenkodogo. En effet, depuis que les innovations ont été introduites en 2016 dans la gestion des restaurants universitaires avec la plateforme nationale de la gestion électronique des restaurants, l’usage des tickets physiques n’était plus qu’un souvenir au grand bonheur des étudiants qui ne sont plus confrontés entre autres aux rangs interminables pour l’achat des tickets, au service tardif du repas, au manque de plats disponibles. Renseignement pris, les tickets physiques sont de retour en 2020 sur cinq universités du Burkina alors que le système d’informatisation qui est devenu la règle dans les restaurants universitaires a montré tous ces atouts depuis son essai et son instauration. Pourtant, plusieurs raisons ont milité en faveur du choix de la gestion électronique des restaurants universitaires à savoir entre autres la volonté de rationalisation les dépenses publiques allouées à la restauration des étudiants, la maitrise de la fraude qui était devenue pratique courante créant des dépenses faramineuses à l’Etat, la disponibilité de statistiques fiables permettant d’engager une vision prospective en matière de gestion des restaurants face au nombre galopant des étudiants par année. Après appréciation du projet par les services techniques du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de l’innovation (MESRSI) et le ministère de l’économie des finances et du développement (MINEFID), le marché de la plateforme nationale relative à la gestion des restaurants a été octroyé à une société par appel d’offre en 2016. Depuis ce moment, l’expérimentation de l’informatisation a été entamée et a atteint sa vitesse de croisière en terme d’application dans la quasi-totalité des universités depuis 2019. Les premières années ont prouvé à souhait la performance impulsée dans la gestion des restaurants au profit de tous les acteurs en l’occurrence les prestataires, l’Etat et surtout les bénéficiaires que sont les étudiants. Toute chose qui a suscité une forte adhésion des étudiants à cette innovation. Mieux les étudiants à travers une déclaration récente réclament un bilan rétrospectif de l’informatisation des restaurants universitaires et dénoncent certaines actions des nouvelles autorités du CENOU en ces termes : « La direction générale du CENOU est dans une tentative de noyer tous les efforts consentis par les étudiants quant à l’acceptation de la mise en place du système d’informatisation de la restauration universitaire entamée depuis novembre 2017 dans l’ensemble des restaurants universitaires du Burkina sur dossier d’appel d’offres ». Selon certaines indiscrétions, les nouvelles autorités du CENOU auraient un agenda caché qu’ils voudraient dérouler en octroyant le marché de la gestion électronique des restaurants universitaires à une société de téléphonie mobile. Toute chose qui ne répond pas à l’assentiment des étudiants, qui dénoncent cette manigance des nouveaux responsables du CENOU. Selon des sources concordantes, même les travailleurs du CENOU seraient dans la même dynamique de dénoncer ces pratiques des nouvelles autorités relatives à leur volonté d’accorder le marché à une téléphonie mobile, qui, du reste, est spécialiste de paiement par transfert de la monnaie monétique et non de la gestion informatique. De surcroit, les étudiants refuseraient le fait que la société qui est une multinationale étrangère, voudrait instaurer l’usage de ces propres puces et des téléphones Android disposant des mégas de connexion, que chaque étudiant devrait posséder avant d’avoir accès à son repas. Toute chose qui est onéreuse pour la majorité des étudiants, martèlent-ils. Si rien n’est fait pour régler cette situation, cela augure d’une grogne dans le milieu universitaire. Les nouveaux responsables du CENOU qui seraient responsables de cette détérioration de la situation, n’ont –ils pas un agenda caché ? Bien malin qui pourra répondre à cette question. En tout état de cause, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le ministère de l’économie et des finances sont interpellés afin d’éviter ce forcing de la direction générale du CENOU dont les conséquences pourraient être fatales aux universités. Affaire à suivre !

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